Qu'est ce que l'inceste ?

Qu'est ce que l'inceste ?
Selon moi, l'inceste c'est d'abord une transgression de la loi. Pas seulement la loi écrite dans le code mais aussi la loi de la vie, les règles du respect que chaque personne doit a un enfant. C'est la pire des transgressions, la plus violente, la plus destrutrice. Elle conduit à un empêchement de la construction normale de l'être.

L'inceste peut se produire de plusieurs manières. Il peut avoir plusieurs images mais il sera toujours la transgression de l'intimité de l'enfant par une personne qui a un pouvoir, une autorité, induisant un lien de dépendance. Ce lien peut être familial par le sang ou par alliance. L'inceste peut ainsi être commis par le père, la mère, le frère, la soeur, beau-père, belle-mère, oncle cousin, grand-père, grand-mère...

L'inceste peut se produire quand il existe une cellule familiale particulière qui cultive un terrain lui permettant d'exister : absence d'amour, de tendresse, de communication... Les repères sont perdus ou non jamais existé ou encore ils sont faussés. L'amour n'est pas du vrai amour, la communication vise à manipuler, la tendresse donnée est fausses... L'inceste peut se produire quand il y a désiquilibre.

L'inceste oblige l'enfant à jouer un rôle qui n'est pas le sien quand les parents ne tiennent pas le leur. L'enfant va prendre en charge la culpabilité liée à l'acte sous la menace directe ou voilée faite par l'abuseur. L'enfant va culpabiliser et se taire. L'inceste est un meutre psychique et émotionnel. Il peut se produire dès le plus jeune âge jusqu'à l'adolescence voire l'âge adulte.

L'inceste consiste en abus sexuels : attouchements, frottements sexuels, baiser "erotiques", exibition sexuelle de l'adulte devant l'enfant qui est obligé de subir par le regard, pénétration vaginale, anale, buccale, stimulations manuelles, photographies érotiques... Mais aussi en abus verbaux consistant à impliquer malgrès lui l'enfant dans l'intimité sexuelle de l'adulte, à l'obliger à vivre les scènes dans son imaginaire, à le le charger d'un rôle d'écoute sans possibilité pour lui de s'y soustraire... L'inceste renvoie l'enfant à un rôle d'objet qui par définition n'a pas la possibilité de se défendre.

L'inceste n'est pas amour, c'est un viol du corp, de l'âme, de la pensée, de la personnalité de l'enfant... L'inceste induit ses propres règles dont la principale est la loi du silence.

Alors ensemble il faut rompre le silence...




# Posté le mercredi 19 mars 2008 12:33

Modifié le jeudi 20 mars 2008 19:28

Juste quelques mots sur... mon vécu mon combat ma souffrance...

Juste quelques mots sur... mon vécu mon combat ma souffrance...
A l'epoque j'étais encore qu'une enfant toute aussi innocente quand il en a profité pour me violer. Pourquoi je l'ai laisser faire ? Que s'est t'il passé dans ma tête ? Je n'ai pas criée j'étais paralysée. C'était mon beau-père qui était couché là sur moi. Il n'aurait pas du toucher mon corp, c'était un pêcher mortel ce qu'il faisait. J'étais perdue je n'avais rien dit je pleurais, je m'étais laisser faire comme une poupée pétrifiée par la peur sous cette grande bête chaude qui respirait si fort si vite. Je sentais son sexe, cet drôle de chose dur et douce, il l'avait promener entre mes cuisses, tandis que la terreur s'emparait dans mon ventre dans ma gorge. Je ne pouvais pas crier j'aurais du lui dire « Non, non arrête, ne fais pas ça, ta pas le droit » Mais qu'est ce qui fait qu'une fille ne peux pas hurler face a ça ? J'aurais du m'enfuir je n'ai pas pu. Je ne savais rien de ce qu'il voulait me faire, je voulais rien savoir des ses choses sales. Je hurlais « NON » mais c'etait comme dans les cauchemars où l'on crie sans qu'aucun son ne sorte... Que c'était il passé ? Comment avait-il pu ? Pourquoi n'ai je pas criée ? J'avais si mal que m'avait-il fait ? Mon corp sait, mon corp ne ment pas, il a gardé la mémoire de ses gestes, de ses mouvements. Mon ventre a mal ce soir de ses caresses, de sa folie, de ses mains sur mes seins, de son sexe dur en moi, sa bouche sur la mienne , mes lèvres à moi qui se détourne... Ma tête seule dit « Non, non pas ça. Non tu n'as pas le droit. » Sans aucunes trace de crime, il ne reste qu'un blanc dans mon histoire. Un blanc qui laisse un horrible trou dans ma tête, pourtant d'année. Il a fait éclaté mon « je » et toute ses choses qui était en moi avant et qu'il s'est approprié brutalement parce qu'il avait disait-il tous les droits sur moi. Il m'a arraché a moi-même il ne devait pas touché mon sexe de vierge avec son sexe de pervers. Ses sexes là ne doivent pas se rencontrer. Il ne fallait pas mais il la fait. Il m'a pris le le plus beau, il a briser ma vie d'ado.

Je sens sans cesse son odeur, sa présence, j'ai toujours cette peur qu'il recommence...

# Posté le jeudi 20 mars 2008 18:13

Modifié le jeudi 19 février 2009 14:24

Tristre novembre de Marc Antoine

Elisa se souvient d'une sombre enfance
Elle n'a même pas passé l'adolescence
Elle souhaite que tout cela ne soit qu'un rêve
Pour chasser l'image qu'elle a de son père
Elisa se souvient de toutes ces nuits
Qu'il entrait dans sa chambre sans faire un bruit
Il lui disait qu'il serait toujours là
Mais elle ne pensait pas qu'il serait sous ses draps


Tous les soirs elle tremble
Chaque fois qu'elle pense
Que c'est son père qui viendra pour la border
Elle est seule dans sa chambre
Bien en silence
Et elle n'a personne pour la réconforter
Tout ce qu'elle veut c'est la chance
De vivre une enfance
Qui ne lui a jamais été accordée
C'est une journée d'automne
Un triste novembre
Qu'Elisa ne pourra jamais oublier


10 ans plus tard elle en souffre encore
Elle porte encore les traces sur son corps
Il lui disait que tout irai bien
Il lui répete encore le même refrain
10 ans plus tard il avoue ses torts
Sans émotions et sans aucun remord
Mais il disait qu'il le regrettait
Trop tard car le mal est déja fait!


Tous les soirs elle tremble
Chaque fois qu'elle pense
Que c'est son père qui viendra pour la border
Elle est seule dans sa chambre
Bien en silence
Et elle n'a personne pour la réconforter
Tout ce qu'elle veut c'est la chance
De vivre une enfance
Qui ne lui a jamais été accordée
C'est une journée d'automne
Un triste novembre
Qu'Elisa ne pourra jamais oublier


Eliisa reste forte
A la vie elle s'accroche
Elle se dit qu'un jour son cauchemar sera terminé
Elle en parle a ses proches
De son père elle décroche
Elle se dit qu'un jour de lui elle sera libérée


Tous les soirs elle tremble
Chaque fois qu'elle pense
Que c'est son père qui viendra pour la border
Elle est seule dans sa chambre
Bien en silence
Et elle n'a personne pour la réconforter
Tout ce qu'elle veut c'est la chance
De vivre une enfance
Qui ne lui a jamais été accordée
C'est une journée d'automne
Un triste novembre
Qu'Elisa ne pourra jamais oublier



Tous les soirs elle tremble
Chaque fois qu'elle pense
Que c'est son père qui viendra pour la border
Elle est seule dans sa chambre
Bien en silence
Et elle n'a personne pour la réconforter
Tout ce qu'elle veut c'est la chance
De vivre une enfance
Qui ne lui a jamais été accordée
C'est une journée d'automne
Un triste novembre
Qu'Elisa ne pourra jamais oublier

# Posté le jeudi 20 mars 2008 19:17

Abus sexuels

Abus sexuels

# Posté le jeudi 20 mars 2008 19:47

Modifié le jeudi 20 mars 2008 21:22

Révolte contre un psychanaliste qui justifie le viol

Les Editions du Seuil ont publié en février 2007, un livre de Michel Dubec : Le plaisir de tuer. Dans ses écrits (retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder -rédactrice en chef au Nouvel Observateur), Michel Dubec nous livre une justification du viol en règle, sous couvert d'arguments liés à la nature de la sexualité masculine. Il explique “l'intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire” en nous parlant d'une réalité crue et tue, et pourtant tellement concréte pour tant de filles et de femmes aujourd'hui.

Quelques extraits, au sujet de ses entretiens avec le violeur et tueur en série, Guy Georges :

“Sans que je lui en parle, le tueur de l'Est parisien a peut-être deviné le trouble que j'ai ressenti en regardant les photos de ses victimes. Je les trouvais très attirantes. (...) Une communauté de désir nous rapprochait Guy Georges et moi. (...) parce qu'il existait entre nous un partage des mêmes “objets érotiques”, j'ai pu faire un bout de chemin avec le tueur en série le plus célèbre de l'hexagone (...) Je ne partageais pas la pulsion homicide de Guy Georges, heureusement. Mais je pouvais ressentir ce qui provoquait sa pulsion érotique. Entre nous, je l'avoue, ce goût commun entrebâilla une porte, jusque là verrouillée à double tour, sur un possible échange”. (p.p. 211-212). “Oui, c'était possible de s'identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (...) Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes“, ( p 213)

“(...) dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire (...) pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. (...) Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne bande pas.”

Michel Dubec est psychiatre et psychanalyste. Il est aussi expert psychiatre national auprès des tribunaux, toujours en exercice. Il consulte également dans son cabinet libéral, à Paris. Le docteur Dubec a expertisé les plus grands. Pêle-mêle : De Carlos à Christine Villemin (mère du petit Grégory) ; de Maxime Brunerie (Membre d'Unité Radicale, tentative d'assassinat sur Jacques Chirac) ; des tueurs en série : Guy Georges ou Patrice Alègre, de Jean-Marc Rouillan (membre d'Action directe), du terroriste islamiste Fouad Ali Salah (Attentat de Tati 1986 entre autres) et encore quelques pédophiles ...

Sa fascination pour le sordide ne s'arrête pas là.

De son nom d'origine Dziubek (fils unique de survivants de la shoah), Michel Dubec s'est senti Heureux « Oui, heureux comme un gosse » de pouvoir approcher et pratiquer l'expertise psychiatrique de Paul Touvier -chef de la Milice Lyonnaise, condamné en 1994 pour crimes contre l'humanité. “Destiné à ma fille, ce livre transmet l'histoire de la Shoah à travers ce que j'en ai fait. Fréquenter le crime et les meurtriers rappelle quelque chose de l'ordre du génocide. C'est à partir de ma rencontre avec Paul Touvier que tout s'est coagulé.”

Son cynisme non plus ne s'arrête pas là.

En ce moment, Michel Dubec travaille sur l'expertise de Youssouf Fofana, l'assassin d'Ilan Halimi.
« On pourrait penser qu'on s'accoutume au crime, dit-il. Moi, c'est le contraire. Je suis habité de fantômes, de drames. On ne sort pas impunément de tout ça, sauf si on s'en fout. J'ai aimé ces gens. J'ai bien aimé Rouillan. J'ai aimé être avec Paul Touvier. J'ai fait le tour de ma quête à moi. »
Cet homme est dingue, cet homme est dangereux. Après le scandale des procès d'Outreau, les experts auraient eu droit de la mettre un peu en veilleuse. Eh bah non !

Dubec avait aussi expertisé Florence Rey : “Lancée à corps perdu dans une relation “fusionnelle” avec Audry Maupin, l'adolescente, qui vient de décrocher son bac, manque de repères. Le jeune homme est le premier amour de Florence Rey. Une “ouverture” qui prend vite les allures d'un “enfermement”. “Elle s'est essoufflée à correspondre à l'image qu'il exigeait d'elle”, résume Michel Dubec. Analyse classique d'une femme vue par un homme, un vrai : on en attendait pas moins d'un psychanalyste qui décrit publiquement sa vision mysogyne du sexe qu'on fantasme de violer.
Pour ce qui nous intéresse : Dubec se sert donc de son autorité et de son pouvoir pour rendre publiquement légitime le viol. Entre Dubec et Guy Georges : c'est l'identification massive au violeur et l'excitation sexuelle sadique liée au récit du viol qui est racontée dans ce livre. Le tabou pour l'expert psychiatre, ce n'est pas le viol mais le meurtre. Le “docteur” Dubec défend ainsi une conception patriarcale, perverse et violente de la sexualité, justifiant le tabassage et le viol par la nécessité de réaliser des fantasmes naturels de l'homme. Il interprète les choix et le mode opératoire de Guy Georges comme relevant de la perversité raffinée, Guy Georges ayant bon goût pour les belles femmes. Dubec l'envie même.

Michel Dubec nous dit : Le viol au service du plaisir.

Et nous, nous voyons : La psychanalyse au service du viol !


# Posté le lundi 24 mars 2008 21:32